dimanche 8 novembre 2009

De Proust à Fellini

Philippe Caubère, par Jude

samedi 7 novembre 2009

La couleur du samedi

Ouep, avec Gainsbourg. D'ailleurs il pourrait nous accompagner tous les samedis qu'on dirait rien.




Crispi

Ajout : je viens de trouver une version de Ces petits riens que je ne connaissais pas en images et dans laquelle y a la belle Catherine!

vendredi 6 novembre 2009

Les 5 à 7 de Flora et Benoîte

C'est fou la vie.

J'avais vraiment le goût de vous faire rigoler avec la A.

De vous écrire que je buvais mon Purell avec joie, que mes céleris se portaient joyeusement bien, surtout depuis les masques, que des entrepreneurs s'affairaient à construire un dôme en plexiglass au dessus de la maison de Djo pour la protéger des complications, elle et son Homme qui en sont atteints mais hors de danger, y percer un trou pour aller repêcher sa Nainuphar qui a l'air d'y échapper.

Parce que j'en ai vraiment marre d'entendre parler de ce con de virus, de cette affreuse bibitte qui vous bouffe la vie en 24 heures.

Marre, marre de voir Madame Chose se plaindre on cam qu'elle attend une heure en ligne. Y a pas de justice! qu'elle dit, cette femme.

Ben non, y en a pas de justice. On le savait, ça, nous, madame!

Puis j'ai lu ce papier dans La Presse de ce matin.

Du gros vécu sans l'effet panique, le virus qui assomme une femme et qui laisse deux hommes - un grand et un petit - en pleurs dans un salon tout en ordre.

Et il y a que cette nouvelle-là m'atteint plus qu'une autre.

On ne choisit pas d'être touchée par quelque chose. Ça vient plutôt comme un coup d'épée. Voilà, je suis up touchée. Comme la tortue.

Et on boit quoi, alors, devant toute cette désolation?

Djo et son Homme, du jus vitaminé - ordre du Doc Crispi - les autres, un peu de blanc ou de rouge, à votre choix, sans lever nos verres trop hauts ni crier trop fort, d'accord?

Prenez soin de vous.


Crispi

mercredi 4 novembre 2009

And you need some loving care

Quand on a 9 ans, l'amitié est un sport extrême.

Surtout pour les filles.

Parce que les garçons, c'est connu, c'est pas compliqué. Un gars de 9 ans, c'est cool, c'est simple : ça veut juste jouer. Et même avec des filles. Parfois. C'est pour dire combien c'est simple, avec eux.

Alors que les filles, ça chichite, ça chipote, ça chiquenaude, ça chicane, ça chill, ça chique-la-guenille, ça cheerlade, ça chipie, ça chibedououa, ça chienne-de-vie, ça chiffe-molle.

En un mot comme en 1000, ça chie. Souvent.

J'essaie d'accompagner ma Mini dans cette aventure passionnante, shootée de joies, de doutes, de trahisons, de retrouvailles, de crève-coeur, de grands bonheurs, de chaleur comme d'ambiance banquise.

J'essaie de l'aider à démêler ses sentiments, à relativiser, sans jamais minimiser, lui répétant que l'amitié, ça vaut toutes les peines, tous les efforts, toutes les remises en question.

Ça vaut.

Que l'amitié, au bout du compte, c'est peut-être ce qui nous aura apporté le plus, dans notre vie, sans tout nous prendre. Si on joue à Samson, Bélair, Deloitte et Touche.

Je souris en douce quand je l'écoute, oh très discrètement, parler à ses amies, au téléphone : «Toi tu es ma meilleure amie de l'école» et à une autre : «Toi tu es ma deuxième meilleure amie». Et à une autre «Quand je suis en chicane avec elle, tu es ma deuxième meilleure amie». Et à la première : «J'étais plus certaine que tu étais ma première meilleure amie.»

Comment s'y retrouvent-elles?

Et dès que je peux l'attraper, entre deux courants d'air à deux, trois ou quatre têtes, je lui raconte mes amitiés, qu'elle sait précieuses, fidèles et vitales.

Je lui explique que moi, j'en ai 10, meilleures amies. Même 11, quand je compte bien. Elles sont toutes ma meilleure pour une chose. Elles sont uniques et elles sont là pour différentes raisons.

Quand elle est sur le bord d'en étriper une, je lui fais écouter Toi l'ami, Jojo, Betty, Jef et You've got a friend.

Et je lui dis aussi que bientôt, elle aura en plus de grands amis garçons. Mais pour ça, elle ne me croit pas. Elle ricane en étant certaine que ça ne se peut pas. Pour elle, pas un garçon ne peut entrer dans un rayon de 100 pieds. Ils sont bêtes, ils sont sales et ils passent leurs journées à se traîner par terre.

Je la guide comme je peux mais je sais bien qu'elle tracera sa carte d'amitié elle-même, qu'elle vivra ses bonheurs, ses malheurs, ses trahisons et ses retrouvailles, que ses Jef, ses Betty, ses Jojo, ils sortiront bien du lot.

Et que moi, je les accueillerai comme ma mère a accueilli et continue d'accueillir les miens. Ses amies qui seront toutes ses meilleures amies. Mais elle ne le sait pas encore.

Pour l'instant, elle a 9 ans et pratique un sport extrême.


Djo
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Mais les filles aiment les sports extrêmes!

Comme celui de s'asseoir sur le bord de la baignoire quand sa best trempe dedans, de préférence le cul mouillé en tenant un verre de vin avec un glaçon - les filles, on met des glaçons, bon! - à la main.

Ou l'autre de se sauver avec elle à deux heures du matin pour un week-end de filles dans le Maine quand personne n'est encore prévenu.

Voilà du sport de combat.

Les accouchements, l'accompagnement à un cancer du sein, le deuil par la main, c'est du Cream Soda, comparé.

Pas de panique, je rigole! Un procédé par l'inverse ou de l'ironie pure et simple, si vous préférez.

N'empêche que tous ces accompagnements comptent. On ne devrait d'ailleurs jamais minimiser l'impact d'aucun d'entre eux.

Et qu'est-ce qu'on serait sans amis?

Moi?

Probablement une carpe.

Vous?


Crispi

mardi 3 novembre 2009

Notes orange et rouge

Vous direz que c'est l'automne.
Je penserai que c'est pas vrai.

Vous insisterez sur le mot fatigue.
Je choisirai la plus jolie lassitude.

On dit n'importe quoi.

Reste la vraie vie, celle qui se joue à courir plus vite que Bruny Surin, celle qui se consume sans voir le temps de manger ses bonbons d'Halloween.

Le repos de l'âme, ce n'est pas un truc qu'on commande comme un dildo. On peut dormir pendant des heures et se sentir toujours fatigué.

Moi je me repose quand je vois ma Formidable courir sur un paquet de feuilles oranges qui font quish quish, dans la forêt silencieuse. Ou quand elle se baigne dans le lac à -72 et qu'elle en ressort pleine de sable en voulant se secouer à deux pouces de mes jeans.

Vous dire à ce moment le vide et le bien que ça me procure!

Pourtant j'habite la ville et même quand y a des feuilles oranges, je ne les vois plus ou je louche en pensant en autre chose. La famille, les amis, mon ado. La job.

Je distortionne mes propres points de vue et je souhaite que ça m'arrange, au fond.

Vous direz que c'est l'automne.
Je penserai que c'est pas vrai.

Vous insisterez sur le mot fatigue.
Je choisirai la plus jolie lassitude.

On dit n'importe quoi.


Crispi


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Et moi, j'ai une petite note rouge.

Quand ce mois mortuaire sera passé, celui où, inconsciemment, on compte nos morts, nos pertes et autres soldes déficitaires, on commencera officiellement le mois des célébrations, et seront bienvenues ces promesses de félicité avec petits grelots en fond sonore et lumières (DEL ou pas) pour nous réchauffer.

Et un peu de mon gâteau aux fruits.

Vivement que ce mois passe.

Plus que 27 jours à tirer.


Djo

dimanche 25 octobre 2009

Il n'y a pas que des chansons d'amour

On part quelques jours.

Pour causes familiale, humanitaire, thérapeutique, name it.

Nous serons ensemble un bout... et nous parlerons de vous, certainement.

xx


Crispi et Djo

La bohème


Franz Schubert, par Jude